Le CRR présente « Orphée aux enfers » le dimanche 27 août à 16h, mercredi 30 août à 16h, vendredi 1er septembre et samedi 2 septembre à 19h à la Salle Gramoun Lélé à Saint-Benoît, entrée gratuite, Réservations : 0262 504 272, resacrrsaintbenoit@cr-reunion.fr ORPHEE AUX ENFERS par Jacques OFFENBACH La Première version d’Orphée aux Enfers date de 1858 et comporte deux actes, la deuxième version de 1874 en comporte quatre ; c’est cette dernière version que nous avons choisie, toutefois allégée de quelques tableaux. L’Antiquité Gréco-Romaine, si chère au Grand Opéra Sérieux, est une source d’inspiration pour Offenbach et ses librettistes qui rêvent d’en faire quelques joyeuses parodies. Le Mythe d’Orphée n’y échappera paspour notre plus grand bonheur ! Orphée est aussi une satyre à peine déguisée de la haute société du Second Empire. Difficile de ne pas voir en Jupiter Napoléon III, et en la mouche facétieuse du troisième acte une cousine un peu triviale de l’abeille impériale. Tout ici est « à l’envers » : Orphée et Eurydice ne s’aiment pluspour ne pas dire qu’ils se détestent !L’Olympe est le lieu où l’on s’ennuie copieusement, et l’Enfer celui où l’on s’amuse ! Orphée ne se décide à « réclamer du grand Jupiter le droit de reprendre à l’enfer son épouse tendre et chérie (!) » que contraint et forcé par l’Opinion Publique …et il la perdra, sans réussir à cacher sa joie, sur une dernière pirouette de Jupiter ! Et vlan, pour le grand Mythe de l’Amour éternel !! Orphée fut un triomphe et rapporta à Offenbach une coquette fortune qui lui permit de faire bâtir dans sa chère petite ville normande d’Etretat, une villa qu’il baptisa « Villa Orphée » comme il se doit ! Cette villa fut détruite par un incendie et Jacques Offenbach demanda qu’on lui apporte un fauteuil dans le jardin pour assister au désastre ; « le spectacle me coûte assez cher, » dit il à ceux qui l’entouraient, « laissez-moi en profiter ! » Tel un phœnix qui renaît de ses cendres, une deuxième Villa Orphée remplaça la première et celle-là est toujours debout là-bas à EtretatTout un symbole « Ghyslaine Raphanel » Les rôles des chanteurs lyriques Eurydice : Laetitia Volcey Orphée : David Faggionato Aristée/Pluton : Hajatiana Rokotozafy Opinion Publique : Henri-Claude Hoareau Jupiter : Jean-Philippe Zora Cupidon : Aniana Malalaharisoa Diane : Amélie Burtaire Mercure : Dina Rajaonson Vénus : Blandine Pivan Junon : Jacqueline Hoarau Mars : Daniel Bargier John Styx : Thomas Prianon Les Jeunes Voix du CRR préparées par Olivera Topalovic, Anne-Gaëlle Baduel et Marthe Tovar Ethan Booy, Leïna Dugain , Muriel-Esther Gerbith, Shannah Hoarau, Perrine Kerrinot, Anaïs Lefrançois, Cléa Lebon, Ery Lorraine, Thibaud Serrano, Cécile Thao Thion, Sandjiv Andy, Melissandre Bily, Calypso Brochet, Alicia Carret, Théo Chavriacouty, Charlotte Denjean-Dulong, Kassydie Gaetan, Sachka Raymond, Margot Tisseron, Esteban Tovar, Capucine Verny, Claire Ah-Von, Emilie Dubard, Lou-Anne Ellama, Maxime Giancero, Maëlle Grondin, Margot Noel, Pauline Noel, Salomé Ti-A-Hing, Amitis Virapin-Kichenin

Les effectifs issus du Chœur Régional de La Réunion préparés par Daniel Bargier

Sopranos : Fatiha Belghomari, Mariane Bergdolt, Michèle Chiriazzuli, Giovanella Grondin, Dominique Perrin

Altos : Catherine Blondy, Françoise Choukroun, Marie-Ange Sinimalé, Martine Schmitter, Marie-Lourdes Rimper

Ténors : Daniel Bargier, Vincent Boyer, Pascal Herault, Yann Nirlo, Thierry Wegscheider

Basses : Yves Brechard, Gabriel Erbs, Bruno Lorigny, Christian Martinez, Laurent Rubens

L’Orchestre de la Région Réunion dirigé par Laurent Goossaert

Violons 1 : Marc-André Conry, Eva Tasmadjian, Laura Conry, Rachel Cizeron

Violons 2 : Maritchu Aguergaray, Pierre Salles

Altos : Kahina Zaïmen, Stéphanie Daniel

Violoncelles : Christophe Boney, Aline Sellaye

Contrebasse : Jacky Boyer

Flûte : Daniel Florens

Clarinette : Olivier Drouadaine

Basson : Mehdi El Hammami

Hautbois : Alain Fleury

Cor : Philippe Perrin

Trompette : Christophe Alékian

Trombone : Arnaud Denjean

Percussions : Sophie Gallet

Laurent Goossaert, chef d’orchestre Laurent Goossaert est un chef d’orchestre français formé dans la classe de Nicolas Brochot ; les nombreuses productions symphoniques et lyriques qu’il est invité à diriger le mènent notamment à la tête de l’Orchestre National de Chambre du Luxembourg, l’Orchestre National du Théâtre de l’Opéra de Iochkar-Ola en Russie, L’Orchestre d’Harmonie des Gardiens de la Paix de la Préfecture de Police de Paris, l’Orchestre Symphonique de Séville, l’ensemble Sine Qua Non, l’Orchestre Symphonique de Kinshasa (République démocratique du Congo), l’Orchestre de la Région Réunion, l’Orchestre Lamoureux, l’Opéra de Marseille… Unanimement apprécié et reconnu par les plus grands solistes de la scène internationale, l’éclectisme des projets qu’il dirige se lit dans la pluralité des horizons des artistes avec lesquels il partage la scène. Retenons ses collaborations avec Gérard Caussé, Frank Braley, Jacques Tys, Christophe Giovaninetti, David Kadouch, Henri Demarquette, Christophe Poiget, Klara Csordas, Jean-Frédéric Neuburger, Dhafer Youssef, Brigitte Engerer, Jean-François Zygel, Yakov Kasman, Dan Zhu, Laurent Boukobza, Désiré N’Kaoua, David Krakauer, Alexandra Grimal, Alban Darche, Sylvain Rifflet, Jean-Charles Richard, Joce Mienniel, Thomas Savy, Airelle Besson, Benjamin Moussay, Hélène Mercier, Valeriy Sokolov, Michaël Lévinas, Benoît Fromager ou encore Jane Birkin, mais aussi des acteurs comme Francis Perrin ou Marie-Christine Barrault ou encore des ensembles comme le quintette de cuivres Magnifica, la Maîtrise de Paris, le Sirba Octet, le Chœur Régional Vittoria d’Île-de-France… Laurent Goossaert est chargé de cours au Pôle Supérieur de Paris-Boulogne et enseigne la direction d’orchestre au CRD d’Évry ; il travaille actuellement à l’écriture d’un livre consacré à la direction d’orchestre, commande de l’ARIAM Île-de-France. Sa saison 2016-2017 est jalonnée par plusieurs projets phares, dont la création du Concerto pour accordéon de (et avec) Richard Galliano et l’Orchestre Lamoureux, salle Gaveau à Paris, puis, toujours avec l’Orchestre Lamoureux, la création de la version pour orchestre de « la Suite Symphonique pour Flûte & Jazz Piano Trio » de Claude Bolling avec Benoît Fromanger. On notera également la création de sa Conférence-spectacle Jacques Offenbach, le Molière du second Empire, dans sa version anglaise à Oslo (Norvège). Il sera présent cette saison à La Réunion pour trois tournées avec l’Orchestre de la Région Réunion avec un programme Mozart en octobre 2016, une carte blanche à la chanteuse réunionnaise Maya Kamaty en mars 2017 et la Missa di Gloria de Puccini avec le Chœur Régional en mai 2017. Demi-finaliste du concours international de Pescara (Italie), Laurent Goossaert est depuis 2009 invité chaque année au pupitre de l’Orchestre Lamoureux à Paris. Il est désormais chef associé et conseiller artistique de l’Orchestre de la Région Réunion.

Ghyslaine Raphanel, direction artistique, mise en scène, décors et costumes

Ghyslaine Raphanel a étudié le chant et l’art lyrique à Rouen avec Henri Bedex et reçoit le premier prix d’Art Lyrique. Elle entre alors au Conservatoire National Supérieur de Paris dans la classe de Janine Micheau et d’Andréa Guiot et en ressortira avec un premier prix de chant. Elle est reçue à l’unanimité du jury à l’Ecole de l’Opéra de Paris dans la classe d’Elisabeth Grümmer. Pendant ses études à l’Ecole de l’Opéra, elle chante à l’Opéra de Tourcoing, Rosine du Barbier de Séville, son premier rôle.

Remarquée par Armin Jordan, alors directeur musical du Théâtre de Bâle en Suisse, Ghyslaine Raphanel intègre la troupe de solistes du BaslerOper. Elle y chantera sa première Gilda (Rigoletto, Verdi), une production qui sera reprise au Théâtre des Champs-Elysées à Paris. Suivront Konstanze (L’Enlèvement au Sérail, Mozart), Juliette (Roméo et Juliette, Gounod), Titania (Songe d’une nuit d’été, Britten), Manon (Manon, Massenet), La Prima Donna (La Prima Donna, Donizetti)…

Après quatre ans au BaslerOper, elle continue sa carrière essentiellement en France, en Allemagne, en Suisse et en Autriche. Elle chante sur les scènes du Théâtre du Capitole de Toulouse (Juliette, Leïla, Manon, La comtesse du Comte Ory…), au Grand Théâtre de Bordeaux (Leïla), à l’Opéra de Metz (Juliette, Traviata, La Gouvernante du Tour d’écrou de Britten…), à l’Opéra de Hambourg (La Poupée des Contes D’Hoffmann, Zerbinette, Manon…), Opéra de Munich (Manon…), Opéra de Vienne (Manon), Opéra de Lausanne (Adèle dans La Chauve Souris de Strauss, La Gantière dans La Vie Parisienne d’Offenbach, Zerbinette, Eurydice d’Offenbach…), Opéra de Nice (Leïla, Adèle…), Opéra de Lyon (Adèle, Laoula…), Opéra Comique (La Dame Blanche, Les Joyeuses Comères de Windsor…), à la Salle Pleyel en concert Leïla des Pêcheurs de Perles de Bizet, et Bacchianas Brasileiras (Villa Lobos) en hommage à Mstislav Rostropovitch.

Elle a chanté également au Festival international d’Aix-en-Provence (Zerbinette aux côtés de Jessye Norman), Festival de Carpentras (Angelica, dans Orlando Paladino, Haydn), Festival d’Edimbourg (L’Etoile, Chabrier), Festival de Saint-Céré (Despina, Cosi Fan Tutte, Mozart), Festival de Orange (Frasquita, Carmen de Bizet). Sa carrière l’amène à travailler sous la direction de chefs tels que Armin Jordan, Seiji Ozawa, John Eliott Gardiner, Michel Plasson, Michel Corboz, Marc Minkovski, Semyon Bishkov, Jean Fournet, (…) et de metteurs en scène tels que Herbert Wernicke, Robert Carsen, Jean-Claude Auvray, Bernard Broca, Jorge Lavelli, Jean-Louis Martinotty, Yves Coudray, Christiane Issartelle, Robert Fortune…

Une collaboration privilégiée avec le Théâtre Français de la Musique de Compiègne et son directeur Pierre Jourdan, l’amène à chanter, enregistrer et défendre quelques raretés du répertoire français, des œuvres peu ou jamais données telles que Le songe d’une nuit d’été d’Ambroise Thomas, La colombe de Charles Gounod, Les diamants de la couronne de Auber, Le Toréador de Adolphe Adam. Elle participe également aux émissions « Musiques au coeur » d’Eve Ruggieri. Parmi les oratorios qu’elle a chanté notons, la Messe en Si de Bach, Davidde Penitente de Mozart, les Saisons de Haydn, Gloria de Vivaldi, Carmen Saeculare de Philidor…

Ghyslaine Raphanel créé en 2006 à Etretat le « Festival Offenbach » dont elle assure la direction artistique jusqu’en 2010, ses fonctions de professeur au CRR de la Réunion la tenant géographiquement trop éloignée, elle remet la direction du Festival à Yves Coudray. Néanmoins, elle y chante chaque année (Pomme d’Api, Trombalcazar, Un mari à la porte, La bonne d’enfant…) jusqu’à ses adieux à la scène en 2012 avec Bagatelle.

En 2009, Ghyslaine Raphanel devient le professeur de la classe de chant du CRR de la Réunion, classe à laquelle s’adjoint très vite un Atelier Lyrique qui offre des spectacles tous les ans tels que « Parcours en chanteurs » (accompagné par L’EIB et dirigé par Michel Amadieu), « une histoire de Didon…vous prendrez bien un peu de dessert », « Chez Jacques’O », « Engagez-vous, Rengagez-vous qu’y disait ! ». Orphée aux Enfers d’Offenbach est le cinquième spectacle monté par l’Atelier Lyrique. Ghyslaine Raphanel a d’ailleurs interprété le rôle d’Eurydice au Palais Garnier, à l’espace Cardin à Paris, à L’Opéra de Lausanne, à l’Opéra de Marseille et, en langue allemande, à l’Opéra de Klagenfurt en Autriche.

Discographie

Manon Massenet Dirigé par Michel Plasson Poussette
Carmen Bizet Dirigé par Seiji Ozawa Frasquita
L’Étoile Chabrier Dirigé par John Eliott Gardiner Princesse Laoula
Les Brigands Offenbach Dirigé par John Eliott Gardiner Fiorella
Les Paladins Rameau Dirigé par Jean-Claude Malgoire Nérine
Les Huguenots Meyerbeer Dirigé par Cyril Diederich Marguerite de Valois
Carmen Secularae Philidor Dirigé par Jean-Claude Malgoire Soprano solo
Les Diamants de la Couronne Auber Dirigé par Edmon Colomer La reine Catarina
Le Toréador Adam Dirigé par Jean-Luc Tingaud Coraline
Le Financier et le Savetier Offenbach Dirigé par Jean-Christophe Keck Aubépine
Mélodies Chaminade/ Féjard Piano : Simone Féjard
Vidéographie
L’Etoile Chabrier Dirigé par John Eliott Gardiner Princesse Laoula
Le songe d’une nuit d’été Thomas Dirigé par Michel Swierczewski Elisabeth I d’Angleterre
La colombe Gounod Dirigé par Michel Swierczewski Comtesse Sylvie
Les Diamants de la Couronne Auber Dirigé par Edmon Colomer La reine Catarina
Le Toréador Adam Dirigé par Jean-Luc Tingaud Coraline