Quand :
8 décembre 2018 @ 20 h 00 min – 21 h 00 min
2018-12-08T20:00:00+04:00
2018-12-08T21:00:00+04:00
Où :
Salle Gramoun Lélé, Saint-Benoît
Coût :
Gratuit

La conception de ce spectacle a été imaginée avec un seul objectif : confronter les élèves du conservatoire (style classique) aux ballets de répertoire (pièces chorégraphiques du patrimoine du ballet classique).

Il est important que les élèves touchent de la pointe des pieds ce registre qui a fait et continue de faire la gloire du ballet classique, œuvres connues et produites encore à ce jour dans toutes les compagnies de ballet professionnelles.

Allant du pur style, c’est-à-dire la danse académique, au style néo-classique, ce spectacle va vous emmener dans différents univers : humour et caricature avec « The Concert » de Jérôme Robbins (chorégraphe et danseur américain dont la plupart des créations sont toujours produites par le New-York City Ballet), « Le Chat Botté » extrait de « La belle au Bois Dormant » de Roland Petit (chorégraphe et danseur français, il fonde le Ballet National de Marseille en 1972 qu’il dirigera pendant 26 ans), l’esprit espagnol avec « Paquita » ballet pantomime crée en 1846 à l’Opéra de Paris.

Ce ballet connaîtra un succès considérable. Repris par Marius Petitpa en 1847 (chorégraphe français qui vécut en Russie), extraits de « Coppélia » avec « La Valse des Heures et le Pas de Trois des Mirlitons » de Marius Petipa, pour finir avec le pas de six « La Vivandière » ballet créé en 1844 à Londres par Arthur St Léon (danseur et chorégraphe français).

Ces ballets sont accompagnés par les compositeurs suivants : Frédérik Chopin, Piotr Ilitch Tchaïkovsky, Léon Minkus, Léo Delibes et Césare Pugni.

« The Concert » création en 1956 par Jérôme Robbins.

Un des tubes du répertoire de Jérôme Robbins, à la fois caricature d’un concert classique, évocation de l’ennui de la vie de couple, ballet surréaliste qui subitement déborde dans une fantaisie débridée.

Jérôme Robbins

Né à New-York le 11 octobre 1918 et décédé le 29 juillet 1998 à New-York. Débute sa carrière en 1937 comme danseur dans les comédies musicales. À partir de 1940, il se consacre au ballet. Quatre ans plus tard, il crée sa toute première chorégraphie. Ses chorégraphies innovantes pour les musicales de Broadway le rendent célèbre dans tout le pays.

Engagé par Georges Balanchine (un des pionniers du néo-classique) en 1949 comme directeur artistique associé au New-York City Ballet et partage la position de maître de ballet en chef avec Peter Martins de 1983 à 1990.

Il fut danseur étoile du New-York City Ballet et chorégraphia neuf ballets avant de fonder en 1959 « Ballets : USA ». Un grand nombre des 66 ballets qu’il créa sont toujours produits par le New-York City Ballet.

« Le Chat Botté » Extrait de « La Belle au Bois Dormant » par Roland Petit.

La Belle au Bois Dormant est un ballet en un prologue, trois actes et cinq tableaux représenté pour la première fois le 15 janvier 1890 au Théâtre Marliinsky de Saint-Pétersbourg, avec une chorégraphie de Marius Petipa, inspiré du conte de Charles Perrault et des frères Grimm.

Le Chat Botté intervient dans le troisième acte : on fête le mariage de la Princesse Aurore et du Prince Désiré. Les fées sont invitées. D’autres personnages, comme le Chat Botté ou Cendrillon, sont présents. Le prince et la princesse sont mariés, bénis par la fée Lilas.

Roland Petit

Né le 13 janvier 1924 à Villemonble et mort le 10 juillet 2011 à Genève. Chorégraphe et danseur français. Ilse forme à l’école de ballet de l’Opéra de Paris auprès de Gustave Ricaux et Serge Lifar. Entre dans le corps de ballet en 1940. Il fonde les Ballets des Champs-Elysées en 1945 et les Ballets de Paris en 1948 au théâtre Marigny avec comme danseuse étoile : Zizi Jeammaire qui devient son épouse en 1954. Il règle des ballets pour les plus grands théâtres de France, d’Italie, d’Allemagne, de Grande-Bretagne, du Canada et de Cuba. En 1972, il fonde le Ballet de Marseille et le dirige pendant vingt-six ans.

Auteur de plus de 50 créations abordant tous les genres, il chorégraphie pour une pléiade de grands danseurs internationaux. Il refuse les effets techniques gratuits, ne cesse de renouveler son style et son langage et est passé maître dans l’art du pas de deux et du ballet narratif.

Œuvres les plus connues : « Le Loup », « Le jeune Homme et la Mort », « Carmen »…

« Paquita » Ballet pantomime en 2 actes, créée à l’Opéra de Paris le 1er avril 1846.

En 1847, Marius Petipa crée une nouvelle version à Saint-Pétersbourg au Théâtre Bolchoï Kamenny. Devenu maître de ballet à Saint-Pétersboug, il remanie le « pas de trois » du 1er acte, commande des rajouts à Léon Minkus et en donne ainsi une nouvelle version en 1981. Cette version de Paquita sera dansée sans interruption en Russie jusqu’à la révolution bolchévique.

La version du grand pas d’Oleg Vinogradov, réalisée en 1978 pour le Ballet du Kirov, sera dansée à l’Opéra de Paris entre 1980 et 2001.

En 2001, Pierre Lacotte recrée une nouvelle version, montée et enregistrée à l’Opéra de Paris, de nouveau dansée en 2010 par l’Opéra de Paris.

Argument : C’est l’histoire d’une jeune gitane, Paquita, elle trouve son amant à une fête de campagne. Elle y voit un jeune homme beau et charmant, Charles de Valoir, un juge très réputé qui à la vue de la belle gitane reconnut de suite la fille de sa tante disparue il y a des années. En apprenant cela, Paquita alla voir sa vraie mère et les coupables furent arrêtés.

Natalia Makarova

Née le 21 novembre 1940, Natalia Makarova est une chorégraphe et prima ballerina d’origine sovièto-russe. A été membre permanent du Ballet du Kirov à Leningrad de 1956 à 1970 atteignant le

statut de prima ballerina dans les années 1960. Elle a fait défection à l’ouest en 1970 alors qu’elle était en tournée avec le Kirov à Londres. Makarova a commencé à se produire avec le « American Ballet Théâtre à New-York et le Royal Ballet à Londres.

A excellé dans de nombreux rôles : « Giselle », « Le Lac des Cygnes », « Les Sylphides », « Tchaïkovski pas de deux », « Le Jeune Homme et La Mort », « Onégia »…

Participe activement aux productions et mises en scène dans « La Bayadère », « Le Royaume des Ombres », « Le Lac des Cygnes », « Giselle » et « Paquita », « Pas de Trois des Mirlitons » et « La valse des Heures »

Extraits de « Casse-Noisette »

Casse-Noisette est un ballet-féerie en deux actes, présenté pour la première fois le 18 décembre 1892 au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg d’après un conte d’Ernst Théodor Amadeus Hoffmann.

Le soir de noël, Clara reçoit de son Oncle un casse-noisette. Pendant la nuit, une merveilleuse féerie commence : dans le salon, les jouets s’animent et le casse-noisette se transforme en prince…

Marius Petipa

Né à Marseille le 11 mars 1818 et mort à Goursouf en Crimée le 14 juillet 1910. Danseur, maître de ballet et chorégraphe français qui vécut en Russie de l’âge de 29 ans jusqu’à sa mort.

Engagé comme premier danseur au Ballet Impérial, il y devient maître de ballet en titre en 1869, travaillant aux théâtres du Ballet Impérial (Théâtre du Bolchoï, Théâtre Mariinsky, Théâtre de l’Hermitage, etc.) jusqu’à sa retraite en 1904.

Bon danseur, il est cependant meilleur chorégraphe et signe une soixantaine de ballets, dont plusieurs font date dans l’histoire de la danse. Il crée des ballets qui vont entrer dans le répertoire classique des grandes institutions : « La Belle au Bois Dormant » 1890, « Casse-Noisette » 1892, « Le Lac des Cygnes » 1895, « Le Corsaire » 1858, « Faust » 1867, « Don Quichotte » 1869, « La Bayadère » 1877.

On doit à Rudolf Noureev, lors de son passage à l’ouest, de faire découvrir au public occidental ces grands ballets dansés en Russie.

Pas de six « La Vivandière » (ou Markitenka en Russie)

Ballet en un acte d’Arthur Saint-Léon crée à Londres au Her Majesty’s Théâtre le 23 mai 1844. Ce pas de six fut reconstitué, sur la musique originale de Pugni, par Pierre Lacotte pour le Joffrey Ballet. En 1978, Pierre Lacotte a remonté la pièce pour le Ballet du Kirov Mariinsky (l’ancien Ballet Impérial), qui l’a toujours à son répertoire. Le pas de six a depuis été mis en scène par nombre de compagnies de ballet à travers le monde.

Arthur Saint-Léon

Né à Paris 9e le 7 septembre 1823 et mort à Paris 9e le 2 septembre 1870. Danseur et chorégraphe français.

Après des études de musique et de danse à Stuttgart, il vint se perfectionner à Paris sous la direction du maître de ballet Albert et commença sa carrière au théâtre de la Monnaie, à Bruxelles, où il fut engagé comme premier danseur en 1838. Interprète des ballets de Jules Perrot, il créa « La vivandière » à l’Opéra de Paris en 1844. Devant le succès de sa première oeuvre, les créations s’enchaînent, du « Violon du diable » 1849 jusqu’à son chef-d’oeuvre « Coppélia » 1870. Il succéda à Jules Perrot comme maître de ballet du Ballet impérial à Saint-Pétersbourg qui était abrité à l’époque au théâtre Bolchoï Kamenny de 1859à1869, année où il laissa la place à Marius Petipa.