Juin
20
mer
LE CRR FÊTE LA MUSIQUE
Juin 20 @ 17 h 00 min – Juin 21 @ 21 h 30 min
LE CRR FÊTE LA MUSIQUE @ Centres de St Denis, St Paul et St Pierre du CRR
Le programme de la Fête de la Musique par les élèves du CRR :
 
  • Par les élèves du Centre de Saint-Denis Maxime Laope :
Jeudi 21 juin dès 18h30/19h sur le parvis du CRR de St Denis ouvert sur la rue de Paris : Jazz Band avec les élèves d’Henry-Claude Moutou.
  • Par les élèves du centre de Saint-Paul :
– Mercredi 20 juin de 17h à 19h30 dans l’auditorium de Cimendef, audition de chant avec Art Music, conférence de Sébastien Petitjean (professeur de formation et culture musicale), Densité 21.5, Varèse, analyse et interprétation par Lukaël Duffaud, élève en formation musicale, West Side Story par l’ensemble vocal Solfaré, Clapping Music, S Reich, par les élèves en formation musicale en fin de 3ème cycle.
– Mercredi 20 juin à 18h à Lespas Leconte de Lisle à Saint-Paul, Ayaz et son violon, Opéra imaginé par Peggy Chécot pour jeune ensembleà cordes et jeunes voix (classes de Peggy Chécot et Marthe Tovar-Alvarez) du centre de Saint-Paul avec en 1ère partie 4 fables en musique de la Fontaine par la classe de violon de Peggy Chécot à 18h00, Lespas Leconte de Lisle.
  • Par les les élèves du centre Jules Joron de Saint-Pierre du CRR :
Jeudi 21 juin : 
A 17h30 sur le Port de Saint-Pierre, l’ensemble de trompettes, sous la direction de Christophe Alékian.
A 18h00 au Kervéguen, la classe d’orchestre à cordes 1er/2ème cycle sous la direction d’Aline Sellaye, accompagné d’une classe de chant de l’École Municipale de St-Pierre.
A 20h00 au Kervéguen, la classe de Musiques Réunionnaises (Thierry Abmon), Danse Maloya (Valérie Parmanum) .
AYAZ ET SON VIOLON ET LES FABLES DE LA FONTAINE
Juin 20 @ 18 h 00 min – 19 h 00 min
AYAZ ET SON VIOLON ET LES FABLES DE LA FONTAINE @ Lespas Leconte de Lisle à St Paul

« Ayaz et son violon » est un opéra imaginé par Peggy Chécot pour le jeune ensemble à cordes et les jeunes voix du CRR centre de St Paul. Dès les premiers sons, alors qu’il raconte la dure vie d’un jeune réfugié, il plonge le public dans un univers poétique pourvu d’une grande sensibilité…

En première partie de ce spectacle, seront données quatre célèbres Fables de Jean de la Fontaine mis en musique par Peggy Chécot et interprétées par les élèves de sa classe de violon du CRR centre de St Paul.

Entrée gratuite dans la limite des places disponibles tickets à retirer à l’entrée du concert.

Juin
24
dim
JAZZ CROISES
Juin 24 @ 16 h 00 min – 17 h 00 min
JAZZ CROISES @ Ecole de musique et danse de St Joseph

Les concerts :

Samedi 19 Mai, 16h00, Musée Stella Matutina à Saint-Leu, Salle Pierre Roselli.

Samedi 26 Mai,16h00, le Bisik, Saint-Benoît.

Samedi 9 Juin 15h00, Hell-Bourg, Salazie (dans le cadre de la fête du Chouchou).

Dimanche 24 Juin 16h00, École de Musique et de Danse, Saint-Joseph.

JAZZ CROISÉS, UN PROJET PÉDAGOGIQUE AUTOUR DU JAZZ SUR L’ENSEMBLE DU TERRITOIRE

Sur une idée commune de David FELIX, Alain CHAN et d’Henry-Claude MOUTOU, tous professeurs de jazz dans les différentes écoles et conservatoire de La Réunion, il a été question, il y a déjà 6 ans, de constituer un orchestre de jazz, en regroupant les élèves de ces différentes structures d’enseignement de la musique, désireux de se familiariser avec ce répertoire et ce afin d’éviter le cloisonnement dans une si petite île.
La création de manière pérenne, deux big bands,(un premier de jeunes et un second, d’adultes) ouverts aux influences musicales d’ici à celles de l’Océan Indien ainsi qu’à celles du Brésil, des Caraïbes, des États Unis, d’Europe, pour permettre aux musiciens de jouer sur les scènes de l’Île.
Musiques binaire ou ternaire…bref tout un programme axé sur le monde des musiques de jazz !
Il s’agit enfin d’entretenir et de resserrer les liens musicaux entre tous ces élèves et aussi de susciter de leur part, la création d’autres petites formations, allant du duo au mini big band) pour que le Jazz reste vivant.
Enfin, prendre du plaisir à partager et à jouer de la musique !

Instrumentistes :
Orchestre de 15 jeunes musiciens de jazz et de 15 adultes, (en moyenne) tous types d’instruments de musique, issus de la plupart des écoles de musique de La Réunion et une dizaine d’élèves des quatre centres pédagogiques du CRR participeront à cette 6° édition.

Établissements d’enseignement de la musique :
– École de Musique Intercommunale de Beauséjour de Sainte Marie,
– École Municipale Loulou Pitou de Saint-Denis
– L’Atelier Municipal de Musique de Saint-Pierre
– École de Musique et de Danse de Saint-Joseph,
– Centre d’expression Artistique de Salazie. (C.EA.S.)
– Petit Conservatoire de l’Est
– École de Musique de Saint-André
– Conservatoire à Rayonnement Régional.
Cette sixième édition de “Jazz croisés”, qui se baladera sur différents podiums et salles de concert de l’île, (un concert dans chaque école) mettra en valeur les connus du grand public.

Répertoire :
La musique réunionnaise ne sera pas en reste, puisque le jazz séga et le jazz maloya de nos grands compositeurs locaux figureront dans le répertoire.
Les professeurs de ces écoles apportent aussi leurs compositions et leurs arrangements.

Pour les jeunes :
– “Soul Bossa nova” (bossa nova), Quincy Jones.
– “Bel entrain” (jazz séga), Les Frères Legros.
– “Moanin’ ” (jazz), Bobby Timmons.
– “Blue Monk” (blues jazz), Thelonious Monk.
– “O Nana Oye” (calypso), Michel Petrucciani.

Pour les adultes :
– “La roulette ” (jazz séga), René Lacaille.
– “Strasbourg-Saint-Denis” (jazz), Roy Hargrove.
– “C” jam blues” (blues), Duke Ellington.
– “La ballade Irlandaise” (jazz), maloya.Claude Nougaro/Didier Lockwood.
– “Strollin’” (jazz), Horace Silver.

Enseignants :
– École de Musique Intercommunale Beauséjour, Sainte-Marie : Pat Burter, Thierry Hesler, Julien Guntër Koepenig, (arrangements), Christophe Zoogones.
– École de Musique de Saint-André : Jimmy Toave, François Rascle.
– École Municipale de Musique et de Danse Loulou Pitou, Saint-Denis : Daniela Ellama, Gérard Luxembourger, Patrice Brisson.
– Atelier Musical de Saint-Pierre : Éric Ah-Vane (arrangements), Jim Célestin (arrangements), David Félix, Éric Juan.
– École Municipale de Musique et de Danse Harry Payet, Saint-Joseph : Alain Chan, (arrangements, direction des orchestres).
– Centre Expression Artistique de Salazie (C.E.A.S). Laurent Chane- Kam (arrangements).
– Le Petit Conservatoire de l’Est : Stéphanie Prie.
– Le Conservatoire à Rayonnement Régional : Philippe Chavriacouty, Henry-Claude Moutou, arrangements (direction des orchestres).

Juin
27
mer
TESTS ET CONCOURS DANSE CLASSIQUE, CONTEMPORAINE ET INDIENNE SUR LE CENTRE DE ST DENIS UNIQUEMENT
Juin 27 @ 13 h 00 min – Juin 28 @ 19 h 00 min
TESTS ET CONCOURS DANSE CLASSIQUE, CONTEMPORAINE ET INDIENNE SUR LE CENTRE DE ST DENIS UNIQUEMENT @ Salles de danse, centre Maxime Laope,

ORGANISATION DES TESTS ET CONCOURS D’ENTRÉE EN DANSE CLASSIQUE, CONTEMPORAINE ET INDIENNE (BHARATA NATYAM) POUR L’ANNÉE SCOLAIRE 2018-2019 SUR LE CENTRE DE SAINT-DENIS DU CRR UNIQUEMENT.

MERCREDI 27 JUIN 2018

Tests d’entrée en danse classique et contemporaine pour débutants âgés de 8 ans à 10 ans :

  • passage par groupe de 3 par quart d’heure de 13h00 à 15h00
  • classement des candidats par âge dans la mesure du possible

Concours d’entrée en danse classique pour les candidats âgés de 11 ans à 14 ans : audition tous ensemble de 16h30 à 18h00

Concours d’entrée en danse classique pour les candidats âgés de 15 ans et plus : audition tous ensemble de 18h00 à 19h00

Concours d’entrée en danse contemporaine pour les candidats âgés de 11 ans à 14 ans et plus : audition tous ensemble de 16h30 à 18h00

JEUDI 28 JUIN 2018

Test d’entrée pour débutant en Bharata Natyam de 16h30 à 18h30 :

  • âge minimum de 7 ans pour l’initiation à la danse Bharata Natyam
  • âge minimum de 8 ans pour l’entrée en cycle 1

Tests et concours dans les salles de danse du centre Maxime Laope uniquement au 6 bis rue Pasteur à St Denis. Renseignements au 0262904473.

LES RENCONTRES VOCALES DU CRR
Juin 27 @ 14 h 00 min – 21 h 00 min
LES RENCONTRES VOCALES DU CRR @ CDOI (Centre Dramatique de l'Océan Indien) à St Denis

Comme chaque fin d’année scolaire, le CRR organise en partenariat avec le CDOI  :

  • 15h, Chœur d’enfants et Jeunes Voix 1
  • 17h45, Solfaré et Jeunes Voix 2
  • 18h30, Chœur de Chambre du CRR
  • 20h, Atelier lyrique
  • et chansons dans le Sat Maron à 14h et 16h30 avec les élèves du Département Théâtre

Entrée gratuite dans la limite des places disponibles. Billets donnés à l’entrée de chaque concert.

Juin
28
jeu
TEMPS FORT PIANO, RECITAL, IMPROVISATION, DEBUSSY ET CINÉ-CONCERT
Juin 28 – Juin 30 Journée entière
TEMPS FORT PIANO, RECITAL, IMPROVISATION, DEBUSSY ET CINÉ-CONCERT @ CDOI (Centre Dramatique de l'Océan Indien) à St Denis

Les élèves du département piano du CRR proposeront sous la direction de Maïté Cazaubon  une programmation autour du répertoire de Debussy et un ciné-concert sur l’époque des films muets des années 1900 au CDOI du 28 au 30 juin.

Le détail de la programmation :

TEMPS FORT PIANO dans le cadre du Centenaire de l’anniversaire de la mort de Claude Debussy les 28-29-30 juin 2018 au CRR centre de Saint-Denis / CDOI Grand marché

JEUDI 28 JUIN
 
9h00-12h00 Jacqueline Bourgès-Maunoury
Grand-Marché CDOI Technique Fassina + Masterclass
9h00-12h30 Benoît Sourisse
CRR de St-Denis Masterclass
 
13h00-14h00 Aniana Malalaharisoa, Juliette Marlière et Florent Isambert
Grand-Marché CDOI Concert Debussy (chant et piano)
 
14h30-17h00 Benoît Sourisse
Grand-Marché CDOI Masterclass
 
14h00-17h00 Patrick Gallet, professeur de piano CRR
CRR de St-Denis Masterclass / Initiation au Blues
 
18h00-18h45 Jacqueline Bourgès-Maunoury
Grand-Marché CDOI Petit récital
 
VENDREDI 29 JUIN
 
9h00-12h00 Jacqueline Bourgès-Maunoury
Grand-Marché CDOI Masterclass
 
9h00-12h30 Benoît Sourisse
CRR de St-Denis Masterclass
 
13h00-14h00 Élèves pianistes des 4 centres du CRR
Grand-Marché CDOI Concert Debussy
 
14h15-17h45 Benoît Sourisse
Grand-Marché CDOI Masterclass
 
14h15-17h45 Jacqueline Bourgès-Maunoury
CRR de St-Denis Masterclass
 
18h30-19h30 Élèves pianistes des 4 centres du CRR
Grand-Marché CDOI Concert Debussy
 
SAMEDI 30 JUIN
 
9h00-12h30 Benoît Sourisse
Grand-Marché CDOI Masterclass
 
9h00-12h30 Patrick Gallet
CRR de St-Denis Masterclass
 
15h00-15h45 Benoît Sourisse
Grand-Marché CDOI Improvisation à l’orgue
 
18h00-19h00 Élèves pianistes des centres de St-Denis et de St-Benoît
Grand-Marché « Sat maron » Ciné-concert

 

CHŒUR & ORGUE : DURUFLE ET POULENC
Juin 28 @ 20 h 00 min – 21 h 30 min
CHŒUR & ORGUE : DURUFLE ET POULENC @ Eglise de Terre Sainte, St Pierre

Le Chœur de Chambre du Conservatoire présente :

– Requiem de Maurice Duruflé par Jacqueline Hoarau, Mezzo-Soprano et Christophe Boney Violoncelle
– Litanies à la Vierge Noire de Francis Poulenc

Direction Daniel Bargier, Vincent Bénard Orgue avec le Jeune Chœur du Centre Jules Joron de St-Pierre, Marie Cristol, Professeur

– Jeu. 28 Juin 20h – Église De Terre Sainte (Saint-Pierre)
– Ven. 29 Juin 20h – Église de la Délivrance (Saint-Denis)
– Dim. 1er Juillet 17h – Église de Saint-Gilles-Les-Hauts
Tarif 10€. Billetterie : www.monticket.re

 

Maurice Duruflé (1902-1986)

Requiem op.9

Le Requiem op.9 de Maurice Duruflé est reconnu comme l’un des chefs d’œuvre du XXème siècle musical. Il en existe trois versions : deux pour chœur et orchestre, et une pour chœur avec orgue seul.

C’est cette version qui sera interprétée, une version si juste et limpide qu’on a l’impression que c’est elle que Duruflé a vraiment entendue intérieurement. Elle n’est pas un substitut de celles pour orchestre, mais une véritable partition réalisée dans l’esprit de l’instrument. Ici, non seulement l’orgue équilibre parfaitement les chœurs, mais il exalte la vocalité merveilleuse de ces pages en s’effaçant paradoxalement devant elles. Présence nécessaire parce qu’elle ne s’impose pas, mais développe un souffle profond et coloré.

On a souvent comparé le Requiem de Maurice Duruflé à celui de Gabriel Fauré parce qu’il est porteur de paix, de consolation et d’espérance. Mais au-delà de certaines ressemblances de pure forme, l’esprit qui se dégage de l’œuvre de Duruflé est sensiblement différent : on y relève des passages puissamment dramatiques dans l’évocation de la gueule du lion et des peines de l’enfer, dans celle de la fin du temps et du feu infernal. L’Hosanna du Sanctus est une fantastique envolée d’une force saisissante ; et que dire du Pie Jesu, que Fauré confie à une angélique voix d’enfant, là où Duruflé signe une page d’un lyrisme poignant.

Mieux qu’aucune autre peut-être, cette musque exprime la confiance que l’homme place en Dieu face à ses craintes et ses doutes. Elle nous livre un message très humain : désarroi de l’homme, lutte, mais aussi espoir face à son devenir.

 

Missa cum Jubilo op.11

Œuvre presque ultime de Duruflé, la dernière étant le Notre Père composé en 1977, cette messe fait pendant au Requiem malgré les années qui les séparent. Cette courte messe, consacrée à la Vierge, est écrite pour une formation originale associant un baryton soliste et un chœur de barytons. Il en existe trois versions, respectivement avec orgue (1967), avec grand orchestre (1970) et avec orchestre réduit (1972).

De climat proche du grégorien, elle est monophonique pour sa partie vocale.

Le premier mouvement Kyrie annonce le climat général très recueilli de l’œuvre. Le second mouvement Gloria, véritable cœur de l’œuvre, déborde d’une belle et brillante jubilation dans les parties initiale et finale, et résonne dans sa partie centrale d’un climat plus humble confié au baryton soliste. Le Sanctus débute par un andante implorant, avant que le mouvement ne s’accélère jusqu’à un Hosanna à l’esprit festif et percussif qui précède le retour à l’apaisement final. Le très court et dépouillé Benedictus est confié au baryton. L’Agnus Dei final débute par une superbe introduction avant d’exposer successivement d’abord piano, puis mezzo forte et à nouveau piano à trois reprises la supplique de piété. Une très émouvante musique apaisée, simple, entièrement en nuances médianes.

 

Francis Poulenc (1899-1963) 

Litanies à la Vierge noire de Rocamadour

Les Litanies à la Vierge noire ne sont pas le résultat d’une commande, mais naissent d’un épisode tragique et d’une expérience personnelle qui marqueront profondément les convictions intimes du compositeur.

En août 1936, Francis Poulenc séjourne dans le Quercy, à Uzerche, en compagnie d’Yvonne Gouverné et du baryton Pierre Bernac. C’est là qu’il apprend la mort atroce par décollation, dans un accident de voiture, du jeune compositeur Pierre-Octave Ferroud, rencontré en 1934 au Festival de Salzbourg dont celui-ci assurait la direction artistique. Bien qu’il ne soit pas intimement lié à Ferroud, cette nouvelle est pour Poulenc un véritable choc. Il l’écrit lui-même à son ami, le compositeur Georges Auric : «La mort de Ferroud m’a bouleversé – à tous les points de vue. Songe au vide d’une semblable oeuvre une fois l’auteur disparu. Ma musique marche bien évidemment et je serais monstrueux de me plaindre (…), mais je me demande si je claquais aujourd’hui… »

Comme Poulenc le confiera plus tard à Claude Rostand, les années précédentes avaient été marquées par une «longue crise d’oubli religieux. De 1920 à 1935, je me suis, je l’avoue, peu soucié des choses de la foi ». Le décès de Ferroud le laisse « frappé de stupeur. Songeant au peu de poids de notre enveloppe humaine, la vie spirituelle m’attirait à nouveau ».

Dans les jours qui suivent, il se rend avec Pierre Bernac et Yvonne Gouverné au sanctuaire de la Vierge noire de Rocamadour, dont le pèlerinage, étape sur le chemin de Compostelle, remonte au XIe siècle. Cette visite, la paix qui se dégage du lieu le bouleversent. Yvonne Gouverné en parle ainsi : « Nous sommes entrés tous les trois dans une chapelle silencieuse où se trouve la statue de la Vierge noire (…) ; rien ne s’est passé en apparence et pourtant tout était changé dans la vie spirituelle de Poulenc. Il avait acheté une petite image revêtue du texte des Litanies à la Vierge noire ». Le soir même, il commence à composer sur le texte récité par les pèlerins, et achève en sept jours seulement les Litanies à la Vierge noire pour chœur de femmes à trois parties et orgue, prière émouvante d’humilité, transparente de ferveur et de « dévotion paysanne », selon une expression de Poulenc.

Après une courte introduction d’orgue, une phrase a cappella lance l’imploration à la Vierge noire, l’orgue et les voix se répondant dans un tempo « calme » et fervent, interrompu par les accents plus véhéments qui viennent évoquer la Vierge guerrière à qui Saint Louis confia le bonheur de la France. Puis, le calme initial retrouvé, se développe la longue coda d’exhortations dont le tissu harmonique plus riche s’éteindra dans le pianissimo de l’orgue seul. « C’est très spécial, humble et je crois assez saisissant» confiera Poulenc à Nadia Boulanger, qui créera l’œuvre à Londres lors d’un concert de la BBC, le 17 novembre 1936.

 

Juin
29
ven
CHŒUR & ORGUE : DURUFLE ET POULENC
Juin 29 @ 20 h 00 min – 21 h 30 min
CHŒUR & ORGUE : DURUFLE ET POULENC @ Eglise de la Délivrance à St Denis

Le Chœur de Chambre du Conservatoire présente :

– Requiem de Maurice Duruflé par Jacqueline Hoarau, Mezzo-Soprano et Christophe Boney Violoncelle
– Litanies à la Vierge Noire de Francis Poulenc

Direction Daniel Bargier, Vincent Bénard Orgue avec le Jeune Chœur du Centre Jules Joron de St-Pierre, Marie Cristol, Professeur

– Jeu. 28 Juin 20h – Église De Terre Sainte (Saint-Pierre)
– Ven. 29 Juin 20h – Église de la Délivrance (Saint-Denis)
– Dim. 1er Juillet 17h – Église de Saint-Gilles-Les-Hauts
Tarif 10€. Billetterie : www.monticket.re

 

Maurice Duruflé (1902-1986)

Requiem op.9

Le Requiem op.9 de Maurice Duruflé est reconnu comme l’un des chefs d’œuvre du XXème siècle musical. Il en existe trois versions : deux pour chœur et orchestre, et une pour chœur avec orgue seul.

C’est cette version qui sera interprétée, une version si juste et limpide qu’on a l’impression que c’est elle que Duruflé a vraiment entendue intérieurement. Elle n’est pas un substitut de celles pour orchestre, mais une véritable partition réalisée dans l’esprit de l’instrument. Ici, non seulement l’orgue équilibre parfaitement les chœurs, mais il exalte la vocalité merveilleuse de ces pages en s’effaçant paradoxalement devant elles. Présence nécessaire parce qu’elle ne s’impose pas, mais développe un souffle profond et coloré.

On a souvent comparé le Requiem de Maurice Duruflé à celui de Gabriel Fauré parce qu’il est porteur de paix, de consolation et d’espérance. Mais au-delà de certaines ressemblances de pure forme, l’esprit qui se dégage de l’œuvre de Duruflé est sensiblement différent : on y relève des passages puissamment dramatiques dans l’évocation de la gueule du lion et des peines de l’enfer, dans celle de la fin du temps et du feu infernal. L’Hosanna du Sanctus est une fantastique envolée d’une force saisissante ; et que dire du Pie Jesu, que Fauré confie à une angélique voix d’enfant, là où Duruflé signe une page d’un lyrisme poignant.

Mieux qu’aucune autre peut-être, cette musque exprime la confiance que l’homme place en Dieu face à ses craintes et ses doutes. Elle nous livre un message très humain : désarroi de l’homme, lutte, mais aussi espoir face à son devenir.

 

Missa cum Jubilo op.11

Œuvre presque ultime de Duruflé, la dernière étant le Notre Père composé en 1977, cette messe fait pendant au Requiem malgré les années qui les séparent. Cette courte messe, consacrée à la Vierge, est écrite pour une formation originale associant un baryton soliste et un chœur de barytons. Il en existe trois versions, respectivement avec orgue (1967), avec grand orchestre (1970) et avec orchestre réduit (1972).

De climat proche du grégorien, elle est monophonique pour sa partie vocale.

Le premier mouvement Kyrie annonce le climat général très recueilli de l’œuvre. Le second mouvement Gloria, véritable cœur de l’œuvre, déborde d’une belle et brillante jubilation dans les parties initiale et finale, et résonne dans sa partie centrale d’un climat plus humble confié au baryton soliste. Le Sanctus débute par un andante implorant, avant que le mouvement ne s’accélère jusqu’à un Hosanna à l’esprit festif et percussif qui précède le retour à l’apaisement final. Le très court et dépouillé Benedictus est confié au baryton. L’Agnus Dei final débute par une superbe introduction avant d’exposer successivement d’abord piano, puis mezzo forte et à nouveau piano à trois reprises la supplique de piété. Une très émouvante musique apaisée, simple, entièrement en nuances médianes.

 

Francis Poulenc (1899-1963) 

Litanies à la Vierge noire de Rocamadour

Les Litanies à la Vierge noire ne sont pas le résultat d’une commande, mais naissent d’un épisode tragique et d’une expérience personnelle qui marqueront profondément les convictions intimes du compositeur.

En août 1936, Francis Poulenc séjourne dans le Quercy, à Uzerche, en compagnie d’Yvonne Gouverné et du baryton Pierre Bernac. C’est là qu’il apprend la mort atroce par décollation, dans un accident de voiture, du jeune compositeur Pierre-Octave Ferroud, rencontré en 1934 au Festival de Salzbourg dont celui-ci assurait la direction artistique. Bien qu’il ne soit pas intimement lié à Ferroud, cette nouvelle est pour Poulenc un véritable choc. Il l’écrit lui-même à son ami, le compositeur Georges Auric : «La mort de Ferroud m’a bouleversé – à tous les points de vue. Songe au vide d’une semblable oeuvre une fois l’auteur disparu. Ma musique marche bien évidemment et je serais monstrueux de me plaindre (…), mais je me demande si je claquais aujourd’hui… »

Comme Poulenc le confiera plus tard à Claude Rostand, les années précédentes avaient été marquées par une «longue crise d’oubli religieux. De 1920 à 1935, je me suis, je l’avoue, peu soucié des choses de la foi ». Le décès de Ferroud le laisse « frappé de stupeur. Songeant au peu de poids de notre enveloppe humaine, la vie spirituelle m’attirait à nouveau ».

Dans les jours qui suivent, il se rend avec Pierre Bernac et Yvonne Gouverné au sanctuaire de la Vierge noire de Rocamadour, dont le pèlerinage, étape sur le chemin de Compostelle, remonte au XIe siècle. Cette visite, la paix qui se dégage du lieu le bouleversent. Yvonne Gouverné en parle ainsi : « Nous sommes entrés tous les trois dans une chapelle silencieuse où se trouve la statue de la Vierge noire (…) ; rien ne s’est passé en apparence et pourtant tout était changé dans la vie spirituelle de Poulenc. Il avait acheté une petite image revêtue du texte des Litanies à la Vierge noire ». Le soir même, il commence à composer sur le texte récité par les pèlerins, et achève en sept jours seulement les Litanies à la Vierge noire pour chœur de femmes à trois parties et orgue, prière émouvante d’humilité, transparente de ferveur et de « dévotion paysanne », selon une expression de Poulenc.

Après une courte introduction d’orgue, une phrase a cappella lance l’imploration à la Vierge noire, l’orgue et les voix se répondant dans un tempo « calme » et fervent, interrompu par les accents plus véhéments qui viennent évoquer la Vierge guerrière à qui Saint Louis confia le bonheur de la France. Puis, le calme initial retrouvé, se développe la longue coda d’exhortations dont le tissu harmonique plus riche s’éteindra dans le pianissimo de l’orgue seul. « C’est très spécial, humble et je crois assez saisissant» confiera Poulenc à Nadia Boulanger, qui créera l’œuvre à Londres lors d’un concert de la BBC, le 17 novembre 1936.

 

Juin
30
sam
TESTS ET CONCOURS D’ENTRÉE EN DANSE INDIENNE (BHARATA NATYAM) POUR L’ANNÉE SCOLAIRE 2018-2019 SUR LE CENTRE DE SAINT-PAUL DU CRR UNIQUEMENT
Juin 30 @ 14 h 00 min – 18 h 00 min
TESTS ET CONCOURS D'ENTRÉE EN DANSE INDIENNE (BHARATA NATYAM) POUR L'ANNÉE SCOLAIRE 2018-2019 SUR LE CENTRE DE SAINT-PAUL DU CRR UNIQUEMENT @ Centre de St Paul du CRR
TESTS ET CONCOURS D’ENTRÉE EN DANSE INDIENNE (BHARATA NATYAM) POUR L’ANNÉE SCOLAIRE 2018-2019 SUR LE CENTRE DE SAINT-PAUL DU CRR UNIQUEMENT
 
SAMEDI 30 JUIN 2018
 
Test d’entrée pour débutant en Bharata Natyam de 14h à 16h :
 
– Éveil Bharata Natyam dès 7 ans
– Entrée en cycle 1 entre 8 et 12 ans
– Pour l’entrée en cycle 1, âge minimum de 8 ans pour et âge maxi de 15 ans
 
Tests d’entrée pour les non débutants de 13 ans à 18 ans de 16h à 18h.
 
Renseignements au 0262 22 56 67.
Juil
1
dim
CHŒUR & ORGUE : DURUFLE ET POULENC
Juil 1 @ 17 h 00 min – 18 h 30 min
CHŒUR & ORGUE : DURUFLE ET POULENC @ Eglise de Saint-Gilles-les-Hauts

Le Chœur de Chambre du Conservatoire présente :

– Requiem de Maurice Duruflé par Jacqueline Hoarau, Mezzo-Soprano et Christophe Boney Violoncelle
– Litanies à la Vierge Noire de Francis Poulenc

Direction Daniel Bargier, Vincent Bénard Orgue avec le Jeune Chœur du Centre Jules Joron de St-Pierre, Marie Cristol, Professeur

– Jeu. 28 Juin 20h – Église De Terre Sainte (Saint-Pierre)
– Ven. 29 Juin 20h – Église de la Délivrance (Saint-Denis)
– Dim. 1er Juillet 17h – Église de Saint-Gilles-Les-Hauts
Tarif 10€. Billetterie : www.monticket.re

 

Maurice Duruflé (1902-1986)

Requiem op.9

Le Requiem op.9 de Maurice Duruflé est reconnu comme l’un des chefs d’œuvre du XXème siècle musical. Il en existe trois versions : deux pour chœur et orchestre, et une pour chœur avec orgue seul.

C’est cette version qui sera interprétée, une version si juste et limpide qu’on a l’impression que c’est elle que Duruflé a vraiment entendue intérieurement. Elle n’est pas un substitut de celles pour orchestre, mais une véritable partition réalisée dans l’esprit de l’instrument. Ici, non seulement l’orgue équilibre parfaitement les chœurs, mais il exalte la vocalité merveilleuse de ces pages en s’effaçant paradoxalement devant elles. Présence nécessaire parce qu’elle ne s’impose pas, mais développe un souffle profond et coloré.

On a souvent comparé le Requiem de Maurice Duruflé à celui de Gabriel Fauré parce qu’il est porteur de paix, de consolation et d’espérance. Mais au-delà de certaines ressemblances de pure forme, l’esprit qui se dégage de l’œuvre de Duruflé est sensiblement différent : on y relève des passages puissamment dramatiques dans l’évocation de la gueule du lion et des peines de l’enfer, dans celle de la fin du temps et du feu infernal. L’Hosanna du Sanctus est une fantastique envolée d’une force saisissante ; et que dire du Pie Jesu, que Fauré confie à une angélique voix d’enfant, là où Duruflé signe une page d’un lyrisme poignant.

Mieux qu’aucune autre peut-être, cette musque exprime la confiance que l’homme place en Dieu face à ses craintes et ses doutes. Elle nous livre un message très humain : désarroi de l’homme, lutte, mais aussi espoir face à son devenir.

 

Missa cum Jubilo op.11

Œuvre presque ultime de Duruflé, la dernière étant le Notre Père composé en 1977, cette messe fait pendant au Requiem malgré les années qui les séparent. Cette courte messe, consacrée à la Vierge, est écrite pour une formation originale associant un baryton soliste et un chœur de barytons. Il en existe trois versions, respectivement avec orgue (1967), avec grand orchestre (1970) et avec orchestre réduit (1972).

De climat proche du grégorien, elle est monophonique pour sa partie vocale.

Le premier mouvement Kyrie annonce le climat général très recueilli de l’œuvre. Le second mouvement Gloria, véritable cœur de l’œuvre, déborde d’une belle et brillante jubilation dans les parties initiale et finale, et résonne dans sa partie centrale d’un climat plus humble confié au baryton soliste. Le Sanctus débute par un andante implorant, avant que le mouvement ne s’accélère jusqu’à un Hosanna à l’esprit festif et percussif qui précède le retour à l’apaisement final. Le très court et dépouillé Benedictus est confié au baryton. L’Agnus Dei final débute par une superbe introduction avant d’exposer successivement d’abord piano, puis mezzo forte et à nouveau piano à trois reprises la supplique de piété. Une très émouvante musique apaisée, simple, entièrement en nuances médianes.

 

Francis Poulenc (1899-1963) 

Litanies à la Vierge noire de Rocamadour

Les Litanies à la Vierge noire ne sont pas le résultat d’une commande, mais naissent d’un épisode tragique et d’une expérience personnelle qui marqueront profondément les convictions intimes du compositeur.

En août 1936, Francis Poulenc séjourne dans le Quercy, à Uzerche, en compagnie d’Yvonne Gouverné et du baryton Pierre Bernac. C’est là qu’il apprend la mort atroce par décollation, dans un accident de voiture, du jeune compositeur Pierre-Octave Ferroud, rencontré en 1934 au Festival de Salzbourg dont celui-ci assurait la direction artistique. Bien qu’il ne soit pas intimement lié à Ferroud, cette nouvelle est pour Poulenc un véritable choc. Il l’écrit lui-même à son ami, le compositeur Georges Auric : «La mort de Ferroud m’a bouleversé – à tous les points de vue. Songe au vide d’une semblable oeuvre une fois l’auteur disparu. Ma musique marche bien évidemment et je serais monstrueux de me plaindre (…), mais je me demande si je claquais aujourd’hui… »

Comme Poulenc le confiera plus tard à Claude Rostand, les années précédentes avaient été marquées par une «longue crise d’oubli religieux. De 1920 à 1935, je me suis, je l’avoue, peu soucié des choses de la foi ». Le décès de Ferroud le laisse « frappé de stupeur. Songeant au peu de poids de notre enveloppe humaine, la vie spirituelle m’attirait à nouveau ».

Dans les jours qui suivent, il se rend avec Pierre Bernac et Yvonne Gouverné au sanctuaire de la Vierge noire de Rocamadour, dont le pèlerinage, étape sur le chemin de Compostelle, remonte au XIe siècle. Cette visite, la paix qui se dégage du lieu le bouleversent. Yvonne Gouverné en parle ainsi : « Nous sommes entrés tous les trois dans une chapelle silencieuse où se trouve la statue de la Vierge noire (…) ; rien ne s’est passé en apparence et pourtant tout était changé dans la vie spirituelle de Poulenc. Il avait acheté une petite image revêtue du texte des Litanies à la Vierge noire ». Le soir même, il commence à composer sur le texte récité par les pèlerins, et achève en sept jours seulement les Litanies à la Vierge noire pour chœur de femmes à trois parties et orgue, prière émouvante d’humilité, transparente de ferveur et de « dévotion paysanne », selon une expression de Poulenc.

Après une courte introduction d’orgue, une phrase a cappella lance l’imploration à la Vierge noire, l’orgue et les voix se répondant dans un tempo « calme » et fervent, interrompu par les accents plus véhéments qui viennent évoquer la Vierge guerrière à qui Saint Louis confia le bonheur de la France. Puis, le calme initial retrouvé, se développe la longue coda d’exhortations dont le tissu harmonique plus riche s’éteindra dans le pianissimo de l’orgue seul. « C’est très spécial, humble et je crois assez saisissant» confiera Poulenc à Nadia Boulanger, qui créera l’œuvre à Londres lors d’un concert de la BBC, le 17 novembre 1936.