Juin
28
jeu
TEMPS FORT PIANO, RECITAL, IMPROVISATION, DEBUSSY ET CINÉ-CONCERT
Juin 28 – Juin 30 Journée entière
TEMPS FORT PIANO, RECITAL, IMPROVISATION, DEBUSSY ET CINÉ-CONCERT @ CDOI (Centre Dramatique de l'Océan Indien) à St Denis

Les élèves du département piano du CRR proposeront sous la direction de Maïté Cazaubon  une programmation autour du répertoire de Debussy et un ciné-concert sur l’époque des films muets des années 1900 au CDOI du 28 au 30 juin.

Le détail de la programmation :

TEMPS FORT PIANO dans le cadre du Centenaire de l’anniversaire de la mort de Claude Debussy les 28-29-30 juin 2018 au CRR centre de Saint-Denis / CDOI Grand marché

JEUDI 28 JUIN
 
9h00-12h00 Jacqueline Bourgès-Maunoury
Grand-Marché CDOI Technique Fassina + Masterclass
9h00-12h30 Benoît Sourisse
CRR de St-Denis Masterclass
 
13h00-14h00 Aniana Malalaharisoa, Juliette Marlière et Florent Isambert
Grand-Marché CDOI Concert Debussy (chant et piano)
 
14h30-17h00 Benoît Sourisse
Grand-Marché CDOI Masterclass
 
14h00-17h00 Patrick Gallet, professeur de piano CRR
CRR de St-Denis Masterclass / Initiation au Blues
 
18h00-18h45 Jacqueline Bourgès-Maunoury
Grand-Marché CDOI Petit récital
 
VENDREDI 29 JUIN
 
9h00-12h00 Jacqueline Bourgès-Maunoury
Grand-Marché CDOI Masterclass
 
9h00-12h30 Benoît Sourisse
CRR de St-Denis Masterclass
 
13h00-14h00 Élèves pianistes des 4 centres du CRR
Grand-Marché CDOI Concert Debussy
 
14h15-17h45 Benoît Sourisse
Grand-Marché CDOI Masterclass
 
14h15-17h45 Jacqueline Bourgès-Maunoury
CRR de St-Denis Masterclass
 
18h30-19h30 Élèves pianistes des 4 centres du CRR
Grand-Marché CDOI Concert Debussy
 
SAMEDI 30 JUIN
 
9h00-12h30 Benoît Sourisse
Grand-Marché CDOI Masterclass
 
9h00-12h30 Patrick Gallet
CRR de St-Denis Masterclass
 
15h00-15h45 Benoît Sourisse
Grand-Marché CDOI Improvisation à l’orgue
 
18h00-19h00 Élèves pianistes des centres de St-Denis et de St-Benoît
Grand-Marché « Sat maron » Ciné-concert

 

CHŒUR & ORGUE : DURUFLE ET POULENC
Juin 28 @ 20 h 00 min – 21 h 30 min
CHŒUR & ORGUE : DURUFLE ET POULENC @ Eglise de Terre Sainte, St Pierre

Le Chœur de Chambre du Conservatoire présente :

– Requiem de Maurice Duruflé par Jacqueline Hoarau, Mezzo-Soprano et Christophe Boney Violoncelle
– Litanies à la Vierge Noire de Francis Poulenc

Direction Daniel Bargier, Vincent Bénard Orgue avec le Jeune Chœur du Centre Jules Joron de St-Pierre, Marie Cristol, Professeur

– Jeu. 28 Juin 20h – Église De Terre Sainte (Saint-Pierre)
– Ven. 29 Juin 20h – Église de la Délivrance (Saint-Denis)
– Dim. 1er Juillet 17h – Église de Saint-Gilles-Les-Hauts
Tarif 10€. Billetterie : www.monticket.re

 

Maurice Duruflé (1902-1986)

Requiem op.9

Le Requiem op.9 de Maurice Duruflé est reconnu comme l’un des chefs d’œuvre du XXème siècle musical. Il en existe trois versions : deux pour chœur et orchestre, et une pour chœur avec orgue seul.

C’est cette version qui sera interprétée, une version si juste et limpide qu’on a l’impression que c’est elle que Duruflé a vraiment entendue intérieurement. Elle n’est pas un substitut de celles pour orchestre, mais une véritable partition réalisée dans l’esprit de l’instrument. Ici, non seulement l’orgue équilibre parfaitement les chœurs, mais il exalte la vocalité merveilleuse de ces pages en s’effaçant paradoxalement devant elles. Présence nécessaire parce qu’elle ne s’impose pas, mais développe un souffle profond et coloré.

On a souvent comparé le Requiem de Maurice Duruflé à celui de Gabriel Fauré parce qu’il est porteur de paix, de consolation et d’espérance. Mais au-delà de certaines ressemblances de pure forme, l’esprit qui se dégage de l’œuvre de Duruflé est sensiblement différent : on y relève des passages puissamment dramatiques dans l’évocation de la gueule du lion et des peines de l’enfer, dans celle de la fin du temps et du feu infernal. L’Hosanna du Sanctus est une fantastique envolée d’une force saisissante ; et que dire du Pie Jesu, que Fauré confie à une angélique voix d’enfant, là où Duruflé signe une page d’un lyrisme poignant.

Mieux qu’aucune autre peut-être, cette musque exprime la confiance que l’homme place en Dieu face à ses craintes et ses doutes. Elle nous livre un message très humain : désarroi de l’homme, lutte, mais aussi espoir face à son devenir.

 

Missa cum Jubilo op.11

Œuvre presque ultime de Duruflé, la dernière étant le Notre Père composé en 1977, cette messe fait pendant au Requiem malgré les années qui les séparent. Cette courte messe, consacrée à la Vierge, est écrite pour une formation originale associant un baryton soliste et un chœur de barytons. Il en existe trois versions, respectivement avec orgue (1967), avec grand orchestre (1970) et avec orchestre réduit (1972).

De climat proche du grégorien, elle est monophonique pour sa partie vocale.

Le premier mouvement Kyrie annonce le climat général très recueilli de l’œuvre. Le second mouvement Gloria, véritable cœur de l’œuvre, déborde d’une belle et brillante jubilation dans les parties initiale et finale, et résonne dans sa partie centrale d’un climat plus humble confié au baryton soliste. Le Sanctus débute par un andante implorant, avant que le mouvement ne s’accélère jusqu’à un Hosanna à l’esprit festif et percussif qui précède le retour à l’apaisement final. Le très court et dépouillé Benedictus est confié au baryton. L’Agnus Dei final débute par une superbe introduction avant d’exposer successivement d’abord piano, puis mezzo forte et à nouveau piano à trois reprises la supplique de piété. Une très émouvante musique apaisée, simple, entièrement en nuances médianes.

 

Francis Poulenc (1899-1963) 

Litanies à la Vierge noire de Rocamadour

Les Litanies à la Vierge noire ne sont pas le résultat d’une commande, mais naissent d’un épisode tragique et d’une expérience personnelle qui marqueront profondément les convictions intimes du compositeur.

En août 1936, Francis Poulenc séjourne dans le Quercy, à Uzerche, en compagnie d’Yvonne Gouverné et du baryton Pierre Bernac. C’est là qu’il apprend la mort atroce par décollation, dans un accident de voiture, du jeune compositeur Pierre-Octave Ferroud, rencontré en 1934 au Festival de Salzbourg dont celui-ci assurait la direction artistique. Bien qu’il ne soit pas intimement lié à Ferroud, cette nouvelle est pour Poulenc un véritable choc. Il l’écrit lui-même à son ami, le compositeur Georges Auric : «La mort de Ferroud m’a bouleversé – à tous les points de vue. Songe au vide d’une semblable oeuvre une fois l’auteur disparu. Ma musique marche bien évidemment et je serais monstrueux de me plaindre (…), mais je me demande si je claquais aujourd’hui… »

Comme Poulenc le confiera plus tard à Claude Rostand, les années précédentes avaient été marquées par une «longue crise d’oubli religieux. De 1920 à 1935, je me suis, je l’avoue, peu soucié des choses de la foi ». Le décès de Ferroud le laisse « frappé de stupeur. Songeant au peu de poids de notre enveloppe humaine, la vie spirituelle m’attirait à nouveau ».

Dans les jours qui suivent, il se rend avec Pierre Bernac et Yvonne Gouverné au sanctuaire de la Vierge noire de Rocamadour, dont le pèlerinage, étape sur le chemin de Compostelle, remonte au XIe siècle. Cette visite, la paix qui se dégage du lieu le bouleversent. Yvonne Gouverné en parle ainsi : « Nous sommes entrés tous les trois dans une chapelle silencieuse où se trouve la statue de la Vierge noire (…) ; rien ne s’est passé en apparence et pourtant tout était changé dans la vie spirituelle de Poulenc. Il avait acheté une petite image revêtue du texte des Litanies à la Vierge noire ». Le soir même, il commence à composer sur le texte récité par les pèlerins, et achève en sept jours seulement les Litanies à la Vierge noire pour chœur de femmes à trois parties et orgue, prière émouvante d’humilité, transparente de ferveur et de « dévotion paysanne », selon une expression de Poulenc.

Après une courte introduction d’orgue, une phrase a cappella lance l’imploration à la Vierge noire, l’orgue et les voix se répondant dans un tempo « calme » et fervent, interrompu par les accents plus véhéments qui viennent évoquer la Vierge guerrière à qui Saint Louis confia le bonheur de la France. Puis, le calme initial retrouvé, se développe la longue coda d’exhortations dont le tissu harmonique plus riche s’éteindra dans le pianissimo de l’orgue seul. « C’est très spécial, humble et je crois assez saisissant» confiera Poulenc à Nadia Boulanger, qui créera l’œuvre à Londres lors d’un concert de la BBC, le 17 novembre 1936.

 

Juin
29
ven
CHŒUR & ORGUE : DURUFLE ET POULENC
Juin 29 @ 20 h 00 min – 21 h 30 min
CHŒUR & ORGUE : DURUFLE ET POULENC @ Eglise de la Délivrance à St Denis

Le Chœur de Chambre du Conservatoire présente :

– Requiem de Maurice Duruflé par Jacqueline Hoarau, Mezzo-Soprano et Christophe Boney Violoncelle
– Litanies à la Vierge Noire de Francis Poulenc

Direction Daniel Bargier, Vincent Bénard Orgue avec le Jeune Chœur du Centre Jules Joron de St-Pierre, Marie Cristol, Professeur

– Jeu. 28 Juin 20h – Église De Terre Sainte (Saint-Pierre)
– Ven. 29 Juin 20h – Église de la Délivrance (Saint-Denis)
– Dim. 1er Juillet 17h – Église de Saint-Gilles-Les-Hauts
Tarif 10€. Billetterie : www.monticket.re

 

Maurice Duruflé (1902-1986)

Requiem op.9

Le Requiem op.9 de Maurice Duruflé est reconnu comme l’un des chefs d’œuvre du XXème siècle musical. Il en existe trois versions : deux pour chœur et orchestre, et une pour chœur avec orgue seul.

C’est cette version qui sera interprétée, une version si juste et limpide qu’on a l’impression que c’est elle que Duruflé a vraiment entendue intérieurement. Elle n’est pas un substitut de celles pour orchestre, mais une véritable partition réalisée dans l’esprit de l’instrument. Ici, non seulement l’orgue équilibre parfaitement les chœurs, mais il exalte la vocalité merveilleuse de ces pages en s’effaçant paradoxalement devant elles. Présence nécessaire parce qu’elle ne s’impose pas, mais développe un souffle profond et coloré.

On a souvent comparé le Requiem de Maurice Duruflé à celui de Gabriel Fauré parce qu’il est porteur de paix, de consolation et d’espérance. Mais au-delà de certaines ressemblances de pure forme, l’esprit qui se dégage de l’œuvre de Duruflé est sensiblement différent : on y relève des passages puissamment dramatiques dans l’évocation de la gueule du lion et des peines de l’enfer, dans celle de la fin du temps et du feu infernal. L’Hosanna du Sanctus est une fantastique envolée d’une force saisissante ; et que dire du Pie Jesu, que Fauré confie à une angélique voix d’enfant, là où Duruflé signe une page d’un lyrisme poignant.

Mieux qu’aucune autre peut-être, cette musque exprime la confiance que l’homme place en Dieu face à ses craintes et ses doutes. Elle nous livre un message très humain : désarroi de l’homme, lutte, mais aussi espoir face à son devenir.

 

Missa cum Jubilo op.11

Œuvre presque ultime de Duruflé, la dernière étant le Notre Père composé en 1977, cette messe fait pendant au Requiem malgré les années qui les séparent. Cette courte messe, consacrée à la Vierge, est écrite pour une formation originale associant un baryton soliste et un chœur de barytons. Il en existe trois versions, respectivement avec orgue (1967), avec grand orchestre (1970) et avec orchestre réduit (1972).

De climat proche du grégorien, elle est monophonique pour sa partie vocale.

Le premier mouvement Kyrie annonce le climat général très recueilli de l’œuvre. Le second mouvement Gloria, véritable cœur de l’œuvre, déborde d’une belle et brillante jubilation dans les parties initiale et finale, et résonne dans sa partie centrale d’un climat plus humble confié au baryton soliste. Le Sanctus débute par un andante implorant, avant que le mouvement ne s’accélère jusqu’à un Hosanna à l’esprit festif et percussif qui précède le retour à l’apaisement final. Le très court et dépouillé Benedictus est confié au baryton. L’Agnus Dei final débute par une superbe introduction avant d’exposer successivement d’abord piano, puis mezzo forte et à nouveau piano à trois reprises la supplique de piété. Une très émouvante musique apaisée, simple, entièrement en nuances médianes.

 

Francis Poulenc (1899-1963) 

Litanies à la Vierge noire de Rocamadour

Les Litanies à la Vierge noire ne sont pas le résultat d’une commande, mais naissent d’un épisode tragique et d’une expérience personnelle qui marqueront profondément les convictions intimes du compositeur.

En août 1936, Francis Poulenc séjourne dans le Quercy, à Uzerche, en compagnie d’Yvonne Gouverné et du baryton Pierre Bernac. C’est là qu’il apprend la mort atroce par décollation, dans un accident de voiture, du jeune compositeur Pierre-Octave Ferroud, rencontré en 1934 au Festival de Salzbourg dont celui-ci assurait la direction artistique. Bien qu’il ne soit pas intimement lié à Ferroud, cette nouvelle est pour Poulenc un véritable choc. Il l’écrit lui-même à son ami, le compositeur Georges Auric : «La mort de Ferroud m’a bouleversé – à tous les points de vue. Songe au vide d’une semblable oeuvre une fois l’auteur disparu. Ma musique marche bien évidemment et je serais monstrueux de me plaindre (…), mais je me demande si je claquais aujourd’hui… »

Comme Poulenc le confiera plus tard à Claude Rostand, les années précédentes avaient été marquées par une «longue crise d’oubli religieux. De 1920 à 1935, je me suis, je l’avoue, peu soucié des choses de la foi ». Le décès de Ferroud le laisse « frappé de stupeur. Songeant au peu de poids de notre enveloppe humaine, la vie spirituelle m’attirait à nouveau ».

Dans les jours qui suivent, il se rend avec Pierre Bernac et Yvonne Gouverné au sanctuaire de la Vierge noire de Rocamadour, dont le pèlerinage, étape sur le chemin de Compostelle, remonte au XIe siècle. Cette visite, la paix qui se dégage du lieu le bouleversent. Yvonne Gouverné en parle ainsi : « Nous sommes entrés tous les trois dans une chapelle silencieuse où se trouve la statue de la Vierge noire (…) ; rien ne s’est passé en apparence et pourtant tout était changé dans la vie spirituelle de Poulenc. Il avait acheté une petite image revêtue du texte des Litanies à la Vierge noire ». Le soir même, il commence à composer sur le texte récité par les pèlerins, et achève en sept jours seulement les Litanies à la Vierge noire pour chœur de femmes à trois parties et orgue, prière émouvante d’humilité, transparente de ferveur et de « dévotion paysanne », selon une expression de Poulenc.

Après une courte introduction d’orgue, une phrase a cappella lance l’imploration à la Vierge noire, l’orgue et les voix se répondant dans un tempo « calme » et fervent, interrompu par les accents plus véhéments qui viennent évoquer la Vierge guerrière à qui Saint Louis confia le bonheur de la France. Puis, le calme initial retrouvé, se développe la longue coda d’exhortations dont le tissu harmonique plus riche s’éteindra dans le pianissimo de l’orgue seul. « C’est très spécial, humble et je crois assez saisissant» confiera Poulenc à Nadia Boulanger, qui créera l’œuvre à Londres lors d’un concert de la BBC, le 17 novembre 1936.

 

Juil
1
dim
CHŒUR & ORGUE : DURUFLE ET POULENC
Juil 1 @ 17 h 00 min – 18 h 30 min
CHŒUR & ORGUE : DURUFLE ET POULENC @ Eglise de Saint-Gilles-les-Hauts

Le Chœur de Chambre du Conservatoire présente :

– Requiem de Maurice Duruflé par Jacqueline Hoarau, Mezzo-Soprano et Christophe Boney Violoncelle
– Litanies à la Vierge Noire de Francis Poulenc

Direction Daniel Bargier, Vincent Bénard Orgue avec le Jeune Chœur du Centre Jules Joron de St-Pierre, Marie Cristol, Professeur

– Jeu. 28 Juin 20h – Église De Terre Sainte (Saint-Pierre)
– Ven. 29 Juin 20h – Église de la Délivrance (Saint-Denis)
– Dim. 1er Juillet 17h – Église de Saint-Gilles-Les-Hauts
Tarif 10€. Billetterie : www.monticket.re

 

Maurice Duruflé (1902-1986)

Requiem op.9

Le Requiem op.9 de Maurice Duruflé est reconnu comme l’un des chefs d’œuvre du XXème siècle musical. Il en existe trois versions : deux pour chœur et orchestre, et une pour chœur avec orgue seul.

C’est cette version qui sera interprétée, une version si juste et limpide qu’on a l’impression que c’est elle que Duruflé a vraiment entendue intérieurement. Elle n’est pas un substitut de celles pour orchestre, mais une véritable partition réalisée dans l’esprit de l’instrument. Ici, non seulement l’orgue équilibre parfaitement les chœurs, mais il exalte la vocalité merveilleuse de ces pages en s’effaçant paradoxalement devant elles. Présence nécessaire parce qu’elle ne s’impose pas, mais développe un souffle profond et coloré.

On a souvent comparé le Requiem de Maurice Duruflé à celui de Gabriel Fauré parce qu’il est porteur de paix, de consolation et d’espérance. Mais au-delà de certaines ressemblances de pure forme, l’esprit qui se dégage de l’œuvre de Duruflé est sensiblement différent : on y relève des passages puissamment dramatiques dans l’évocation de la gueule du lion et des peines de l’enfer, dans celle de la fin du temps et du feu infernal. L’Hosanna du Sanctus est une fantastique envolée d’une force saisissante ; et que dire du Pie Jesu, que Fauré confie à une angélique voix d’enfant, là où Duruflé signe une page d’un lyrisme poignant.

Mieux qu’aucune autre peut-être, cette musque exprime la confiance que l’homme place en Dieu face à ses craintes et ses doutes. Elle nous livre un message très humain : désarroi de l’homme, lutte, mais aussi espoir face à son devenir.

 

Missa cum Jubilo op.11

Œuvre presque ultime de Duruflé, la dernière étant le Notre Père composé en 1977, cette messe fait pendant au Requiem malgré les années qui les séparent. Cette courte messe, consacrée à la Vierge, est écrite pour une formation originale associant un baryton soliste et un chœur de barytons. Il en existe trois versions, respectivement avec orgue (1967), avec grand orchestre (1970) et avec orchestre réduit (1972).

De climat proche du grégorien, elle est monophonique pour sa partie vocale.

Le premier mouvement Kyrie annonce le climat général très recueilli de l’œuvre. Le second mouvement Gloria, véritable cœur de l’œuvre, déborde d’une belle et brillante jubilation dans les parties initiale et finale, et résonne dans sa partie centrale d’un climat plus humble confié au baryton soliste. Le Sanctus débute par un andante implorant, avant que le mouvement ne s’accélère jusqu’à un Hosanna à l’esprit festif et percussif qui précède le retour à l’apaisement final. Le très court et dépouillé Benedictus est confié au baryton. L’Agnus Dei final débute par une superbe introduction avant d’exposer successivement d’abord piano, puis mezzo forte et à nouveau piano à trois reprises la supplique de piété. Une très émouvante musique apaisée, simple, entièrement en nuances médianes.

 

Francis Poulenc (1899-1963) 

Litanies à la Vierge noire de Rocamadour

Les Litanies à la Vierge noire ne sont pas le résultat d’une commande, mais naissent d’un épisode tragique et d’une expérience personnelle qui marqueront profondément les convictions intimes du compositeur.

En août 1936, Francis Poulenc séjourne dans le Quercy, à Uzerche, en compagnie d’Yvonne Gouverné et du baryton Pierre Bernac. C’est là qu’il apprend la mort atroce par décollation, dans un accident de voiture, du jeune compositeur Pierre-Octave Ferroud, rencontré en 1934 au Festival de Salzbourg dont celui-ci assurait la direction artistique. Bien qu’il ne soit pas intimement lié à Ferroud, cette nouvelle est pour Poulenc un véritable choc. Il l’écrit lui-même à son ami, le compositeur Georges Auric : «La mort de Ferroud m’a bouleversé – à tous les points de vue. Songe au vide d’une semblable oeuvre une fois l’auteur disparu. Ma musique marche bien évidemment et je serais monstrueux de me plaindre (…), mais je me demande si je claquais aujourd’hui… »

Comme Poulenc le confiera plus tard à Claude Rostand, les années précédentes avaient été marquées par une «longue crise d’oubli religieux. De 1920 à 1935, je me suis, je l’avoue, peu soucié des choses de la foi ». Le décès de Ferroud le laisse « frappé de stupeur. Songeant au peu de poids de notre enveloppe humaine, la vie spirituelle m’attirait à nouveau ».

Dans les jours qui suivent, il se rend avec Pierre Bernac et Yvonne Gouverné au sanctuaire de la Vierge noire de Rocamadour, dont le pèlerinage, étape sur le chemin de Compostelle, remonte au XIe siècle. Cette visite, la paix qui se dégage du lieu le bouleversent. Yvonne Gouverné en parle ainsi : « Nous sommes entrés tous les trois dans une chapelle silencieuse où se trouve la statue de la Vierge noire (…) ; rien ne s’est passé en apparence et pourtant tout était changé dans la vie spirituelle de Poulenc. Il avait acheté une petite image revêtue du texte des Litanies à la Vierge noire ». Le soir même, il commence à composer sur le texte récité par les pèlerins, et achève en sept jours seulement les Litanies à la Vierge noire pour chœur de femmes à trois parties et orgue, prière émouvante d’humilité, transparente de ferveur et de « dévotion paysanne », selon une expression de Poulenc.

Après une courte introduction d’orgue, une phrase a cappella lance l’imploration à la Vierge noire, l’orgue et les voix se répondant dans un tempo « calme » et fervent, interrompu par les accents plus véhéments qui viennent évoquer la Vierge guerrière à qui Saint Louis confia le bonheur de la France. Puis, le calme initial retrouvé, se développe la longue coda d’exhortations dont le tissu harmonique plus riche s’éteindra dans le pianissimo de l’orgue seul. « C’est très spécial, humble et je crois assez saisissant» confiera Poulenc à Nadia Boulanger, qui créera l’œuvre à Londres lors d’un concert de la BBC, le 17 novembre 1936.

 

Sep
2
dim
Concert du Choeur de Chambre et des musiciens du CRR dans le cadre des Jours de Feux de la Mairie de Ste Rose
Sep 2 @ 17 h 00 min – 19 h 00 min
Concert du Choeur de Chambre et des musiciens du CRR dans le cadre des Jours de Feux de la Mairie de Ste Rose @ Eglise Notre Dame des Laves à Ste Rose

Dans le cadre de l’événement « Jours de feu » organisé par la Mairie de Sainte-Rose du 30 août au 4 septembre sur le thème « un volcan et des hommes », le Chœur de Chambre et les musiciens du CRR ont été conviés à participer à la programmation musicale. Le Choeur de Chambre du CRR, sous la direction de Daniel Bargier, sera accompagné pour l’occasion par Lauriane Righi, piano, Philippe Chavriacouty, basse électrique, Pierre Eden Guilbaud et Vincent Philéas, batterie, et Denis Lapôtre, saxophones. Ils interprèteront la Little jazz mass de Bob chilcott, qui clôturera le programme, et proposeront également des pièces de Maurice Duruflé et de Jean Sébastien Bach, version « Swingle Singers ».
Le concert aura lieu dimanche 2 septembre à 17h à l’église Notre Dame des Laves, l’entrée est gratuite.

Sep
7
ven
La Bande de Hautbois du CNSM de Lyon
Sep 7 @ 9 h 00 min – 16 h 00 min
La Bande de Hautbois du CNSM de Lyon @ Salle Multimédia Piton des Neiges, Cilaos

Le CRR présente la bande de hautbois du CNSM de Lyon avec les élèves des classes de hautbois du CRR accompagnés par Henry-Claude Moutou, Vincent Philéas et leurs élèves sous la direction d’Alain Fleury :
• vendredi 7 septembre, à 9h et 14h, salle multimédia Piton des Neiges, Cilaos (la bande de hautbois seule)
• samedi 8 septembre, 19h, auditorium Pierre Roselli, Musée Stella Matutina, St Leu
• dimanche 9 septembre, 14h30, salle Gramoun Lélé, St Benoît.
Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Sep
8
sam
La Bande de Hautbois du CNSM de Lyon
Sep 8 @ 19 h 00 min – 20 h 00 min
La Bande de Hautbois du CNSM de Lyon @ Auditorium Pierre Roselli, Musée Stella Matutina

Le CRR présente la bande de hautbois du CNSM de Lyon avec les élèves des classes de hautbois du CRR accompagnés par Henry-Claude Moutou, Vincent Philéas et leurs élèves sous la direction d’Alain Fleury :
• vendredi 7 septembre, à 9h et 14h, salle multimédia Piton des Neiges, Cilaos (la bande de hautbois seule)
• samedi 8 septembre, 19h, auditorium Pierre Roselli, Musée Stella Matutina, St Leu
• dimanche 9 septembre, 14h30, salle Gramoun Lélé, St Benoît.
Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Sep
9
dim
La Bande de Hautbois du CNSM de Lyon
Sep 9 @ 14 h 30 min – 15 h 30 min
La Bande de Hautbois du CNSM de Lyon @ Salle Gramoun Lélé, Saint-Benoît

Le CRR présente la bande de hautbois du CNSM de Lyon avec les élèves des classes de hautbois du CRR accompagnés par Henry-Claude Moutou, Vincent Philéas et leurs élèves sous la direction d’Alain Fleury :
• vendredi 7 septembre, à 9h et 14h, salle multimédia Piton des Neiges, Cilaos (la bande de hautbois seule)
• samedi 8 septembre, 19h, auditorium Pierre Roselli, Musée Stella Matutina, St Leu
• dimanche 9 septembre, 14h30, salle Gramoun Lélé, St Benoît.
Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Sep
27
jeu
ACCORDEONS-NOUS !
Sep 27 @ 19 h 00 min – 20 h 00 min
ACCORDEONS-NOUS ! @ CDOI (Centre Dramatique de l'Océan Indien) à St Denis

L’accordéon a longtemps gardé l’image d’un instrument de bal musette. Une idée reçue qui a bien évolué, notamment depuis le début du 21e siècle où il retrouve ses lettres de noblesse au travers de répertoires allant du classique à la variété en passant par le tango ou la musique contemporaine. Invitation au voyage avec un instrument qui permet tout !

À l’heure où nous bouclions ce programme, nous apprenions le décès d’Yvette Horner, et instantanément l’écho se faisait avec cette soirée du 27 septembre… C’est dire le chemin qu’il reste à parcourir ! On ne va pas nier que l’égérie à bretelles de Jean-Paul Gaultier n’a pas durablement marqué l’image de son instrument, du moins en France. Mais c’est justement toute l’ambition d’Ariane Lorentz, de ses élèves et de ses invités : nous amener à voir plus loin, ou tout simplement nous rafraîchir la mémoire, sur les possibilités artistiques et esthétiques de l’accordéon.

Au moment d’écrire ces lignes, le programme exhaustif n’est pas encore établi, mais nous sommes d’ores et déjà en mesure de vous annoncer que vous entendrez des arrangements pour orchestre d’accordéons autour de la Symphonie des jouets de Mozart, de la Marche de Radetzky de Strauss, la Gourmandise de Jean Pacalet, la Valse des Négresses Vertes, Walk of Life de Dire Straits…

Il y aura aussi des pièces pour accordéon et piano (Piazzolla, Prélude fugue et variation de Franck), pour accordéon et violon (Czardas de Monti, suite bulgare de Semionov), pour accordéon et voix (Kurt Weil), et pour trio (Danse hongroise de Brahms).

Vous avez dit “éclectique” ?

Distribution : avec l’Ensemble d’accordéons du CRR, Ariane Lorentz (accordéon), Maïté Cazaubon (piano), Eva Tasmadjian (violon)…

Oct
7
dim
CONCERT DE L’ORCHESTRE D’HARMONIE DU CRR
Oct 7 @ 17 h 00 min – 18 h 00 min
CONCERT DE L'ORCHESTRE D'HARMONIE DU CRR @ Salle Pierre Roselli, Musée Stella Matutina, St Leu

L’orchestre d’harmonie du CRR vous proposer d’ouvrir la saison par un programme inédit :
– le 1er mouvement d’Algemiz de Ferrer Ferran – batalla del sucro
– Goddess of Fire de Steven Reineke
– Flashing Winds de Jan Van der Roost
Le concert aura lieu le dimanche 7 octobre à 17h00 à la Salle Pierre Roselli, Musée Stella Matutina.
L’accès libre sans réservation.
Retrait des billets directement sur place le jour du concert.
Vente de gâteaux sur place par l’Association Réunionnaise de Trombone et Tuba.
Prévoyez votre monnaie, pas de gabier sur place.