Julien Gauthier est de retour au CRR afin d’animer des ateliers de composition pour les élèves du CRR. Durant 1 mois, il travaille avec des élèves des 4 centres afin de développer une mélodie, une suite d’accord, technique de jeu ancienne ou actuelle, et aide à la structuration d’une forme musicale sous forme d’atelier collectif ou individuel. Il aide l’élève à amorcer une idée, un rythme, une mélodie, une sonorité ou une improvisation sur un instrument ou à trouver des accords inspirés d’oeuvres existantes. Le but du 1er cours est de démarrer avec une idée même si elle est sommaire. Le but étant pour l’élève de travailler sur cette base, certains élèves ont d’ailleurs innové en inventant leur propre langage de transcription ou de notation. Le côté « insurmontable » de la composition d’une mélodie a été dépassé par l’idée qu’une improvisation peut servir de base de travail. En bref, à partir de n’importe quoi, il est possible de trouver un début de mélodie. Les élèves ont pu également tenter d’explorer les contours de l’instrument (cordes d’un piano par exemple ou corps d’un instrument, bruitages de voix/cris) pour découvrir des sonorités inhabituelles ou inusitées pour accompagner leur inspiration. La majorité du contenu des séances a été un travail sur partition mais pas exclusivement, le but étant de fixer quelque chose qui ne soit pas que de l’improvisation. La prise de note suite aux improvisations pouvait être également des mentions quant aux sons, bruits et tons de la musique (gratter les cordes, taper sur l’instrument…) à intégrer dans la composition. L’accroche des idées n’a donc pas été bridée par la difficulté d’écriture de partition et le puzzle de l’inspiration a trouvé un canevas pour chacun.

Chaque élève a travaillé 1 mois de travail avec une 1 séance hebdomadaire d’1h en moyenne avec pour objectif d’arriver à une pièce de moins de 3 minutes fixée qui peut-être interprétée par l’élève sur son propre instrument. Les contraintes posées : la durée et l’obligation d’utiliser l’instrument de l’élève. Mais au-delà de ces 2 éléments du cadre, l’élève pouvait explorer tous les styles et les langages musicaux qu’ils souhaitent. Il a appris qu’il n’y a pas de règle d’harmonie, en composition, peut importe ce qu’il souhaite faire, il se doit juste d’être en accord avec l’objectif qu’il s’est fixé. Le but n’étant pas de plaire, la liberté de composition n’est pas bridée par des règles harmoniques. Julien Gauthier n’a pas tant souhaité leur apprendre pas à écrire comme Bach ou Mozart, mais plutôt de structurer leurs idées personnelles. Il les a orienté pour les aider à apporter de la cohérence à leurs idées peu importe le style, le langage, la dissonance… Les élèves ayant participé à ces ateliers qui se sont achevés début mars étaient autant des instrumentistes que des chanteuses lyriques.